L’artiste a photographié la collection avec son Afghan Box. Un art de rue, véritable laboratoire photo ambulant où chaque photo est unique.

L’artiste a photographié la collection avec son Afghan Box. Un art de rue, véritable laboratoire photo ambulant où chaque photo est unique.

L’interview du photographe.

D’où t’es venue cette passion ?

Cette passion me vient de l’adolescence, en particulier via la photographie de voyage que je dévorais dans les livres et les magazines. Une immersion d’un an en Malaisie en 2006 m’a confirmé mon goût pour celle-ci, puis deux grands voyages en Afrique de l’Ouest de 2013 à 2014 m’ont permis de la considérer plus sérieusement, notamment grâce à un projet sur le long terme (Photografrika Project).

Quel est le principe de la Afghan Box ? Racontes-nous son histoire !

L’Afghan Box est une boîte en bois équipée d’un objectif et d’un manchon en tissu occultant possédant à l’intérieur deux bacs de chimie (révélateur et fixateur), un espace de stockage pour papier photosensible étanche à la lumière et un support pour verre dépoli relié à une baguette.

Grâce à cette boîte, il m’est alors possible de réaliser en l’espace de trois minutes toutes les étapes nécessaires à la création d’une photo, de la mise au point jusqu’à l’obtention d’une photo en positif.

Ce procédé a longtemps été utilisé au XIXe et XXe siècle pour la réalisation de photo d’identité dans les pays en voie de développement (tels que l’Afghanistan, Cuba, le Nigéria, le Mali…) car l’appareil utilisé est facilement réalisable, modifiable réparable et ne nécessite pas d’électricité pour son fonctionnement. Les prises de vue se faisant dans la rue à la lumière naturelle, cela dispense le photographe de posséder son propre studio. Depuis les années 2010, en grande partie grâce au travail de Lukas Birk et Sean Foley (lien : http://www.afghanboxcamera.com/) qui ont mis en valeur le travail des photographes de rue Afghan, une nouvelle vague « d’Afghanboxers » voit le jour en France, Espagne, Allemagne, US, et même en Asie du Sud Est.

Pour ce premier shooting mode avec Laetitia Modeste Couture comment as-tu choisi le lieu ? Quel est l’esprit ? Racontes-nous cette expérience !

Le lieu, le Sanatorium abandonné du Grau du Roi, a été choisi pour son côté graphique brut et sauvage, afin de contraster avec la collection qui affiche élégance, douceur et maîtrise.

Plutôt habitué à utiliser ce procédé dans la rue lors d’événements festifs, j’ai beaucoup aimé sortir du cadre habituel afin d’y réaliser quelque chose de différent, avec le temps d’un après-midi pour le faire. Les contraintes techniques (gros écarts de lumière) et la chaleur ont rendu la chose plus complexe, mais l’ambiance détendue et bon enfant du shooting ont pu tout atténuer ! Je garde donc un très bon souvenir de cette expérience, avec à la clé des rendus qui nous plaisent, et qui s’allient très bien avec les photos couleur de la collection, prisent numériquement par Laetitia.

Quelle est ta dernière expo ?

Ma dernière exposition présentait mon travail sur le métier de photographe en Afrique de l’Ouest. Elle se trouvait à Redon au cinéma Manivel en parallèle du festival photo de La Gacilly durant l’été 2017.

Si l’on souhaite faire appel à tes talents, comment fait-on?

Actuellement nomade, il suffit de me suivre sur Facebook pour me localiser ! J’essaye de mettre à jour mes déplacements dès que je le peux. Pour des commandes privées, contactez-moi !

Le facebook d’Adrien Tache et l’Instagram

Le Shooting.

Les Backstages.