Les teintures.

source : Dominique Cardon – Le monde des teintures naturelles

«De la pourpre impériale extraite de coquillages marins aux étoffes teintes aux écorces et à la boue, les teintures naturelles étaient, jusqu’à la fin du XIXe siècle, les seules sources de couleurs de tous les textiles utilisés par l’Homme. Elles servaient aussi à teindre les peaux, les poils, les plumes, l’os et l’ivoire, les bois, elles fournissaient les colorants alimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques et une partie des pigments utilisés en peinture. Supplantées durant plus d’un siècle par les teintures synthétiques, elles redeviennent aujourd’hui un enjeu économique et culturel.»

En 2017, je me suis formée aux teintures végétales auprès de Magali BONTOUX, une pointe en la matière !

Ce fut pour moi une révélation. La nature nous apporte un nuancier de couleurs fantastiques. De la noix de galle, à la camomille en passant par la Garance, l’éventail des possibilités est presque infini.

J’ai eu un faible pour l’Indigo, qui se révèle au contact de l’oxygène. Je l’ai pratiqué pour la première fois au Laos. J’en parle un peu plus longuement dans un prochain article.

J’ ai appris à concevoir des cuves essentiellement végétales naturelles, dépourvues de substances nocives.

Vous vous demandez si ces teintures sont résistantes ? Je vous explique cela dans mes conseils d’entretien !

La pratique est longue et passionnante.
Je m’efforce d’intégrer de plus en plus de teintures végétales dans mes modèles.

Les lainages sont parfois non teintés, laissant la couleur naturelle du mouton s’exprimer.
Les autres tissus peuvent être teintés en France selon la certification GOTS.

Cette étape, qui de nos jours se fait souvent à travers des procédés chimiques excessivement polluants et dangereux pour l’environnement et la santé, est une valeur forte de la marque.